1. Bienvenue à tous et à toutes!

1. Bienvenue à tous et à toutes!
Vous venez d'entrer sur mon blog.
Je m'appelle Quentin, j'ai 15 ans, et j'ai créé ce blog pour faire cesser les idées reçues sur un genre musical que j'adore... l'opéra
.
Là, vous vous dites sans doute: "L'opéra? C'est nul! C'est mou! C'est de la musique de vieux!". Ce blog est justement fait pour expliquer vraiment ce qu'est l'opéra, vous montrer des références de disques et d'airs archi-connus, et, au mieux, vous le faire aimer!
Car l'opéra ne contient pas que des airs mous entre un ténor et une soprano! Il y a beaucoup de morceaux entraînants, vifs et où l'orchestre se déchaîne! Prenez l'air mondialement connu du Toréador!
Ce ne sera pas un cours bête et méchant de musique, je ne suis pas prof! Je vais essayer de vous faire apprécier de manière amicale cet art si particulier.
Vous saurez ce qu'est un baryton, une opérette, un opéra-bouffe, une aria, une soprano, un brindisi! C'est très facile et passionnant!
Je vous souhaite une bonne visite! Allez-y sans préjugés!


Musicalement vôtre!

Quentin.

N.B.: Mon blog est régulièrement amélioré et mis à jour, article par article.

# Posté le mercredi 10 juin 2009 10:35

Modifié le samedi 14 novembre 2009 09:47

2. Commençons par le commencement...

Pour commencer, il faut se demander ce qu'est l'opéra.
L'opéra est une oeuvre (opera en italien) musicale chantée où se mêlent le théâtre, la musique et le chant. Selon le compositeur allemand Richard Wagner, c'est une "oeuvre d'art totale". Et c'est vrai; l'opéra mêle les plus grandes formes d'art jamais utilisées avant ensemble.

Bien sûr l'opéra a évolué, l'orchestre qui accompagna les chanteurs aussi. On considère que le premier opéra jamais créé est né en Italie (ce qui n'est pas étonnant!...). Il s'appelait Euridice et son compositeur était Peri. Et ce n'est pas si vieux que ça! Il a été crée en octobre 1600 (pour le coup, voilà une date facile à retenir!).

Aujourd'hui l'opéra n'est pas mort, comme l'annonçaient certains pessimistes, mais a tellement changé (certains mêlent aujourd'hui bandes magnétiques, synthétiseurs ou jazz!) qu'on a du mal à l'appeler ainsi.

Mais les plus grandes oeuvres de l'opéra ne sont pas mortes et loins, très loins de l'être! Carmen, La Traviata, La Flûte enchantée ou Les Contes d'Hoffmann sont des noms qui évoquent forcément quelque chose en chacun! Et puis des stars telles que Natalie Dessay ou Roberto Alagna renouent sans cesse le lien entre public et opéra, dans des spectacles aux mises en scènes surprenantes.
Bien sûr, les fidèles, les amoureux des premières sources citeront des noms comme Pavarotti ou Callas, qui sont bien plus que des stars... ce sont des mythes!
Je ne présenterai sur ce blog que des opéras abordables par tous (en effet, je crois que si je commençais par Euridice plus personne ne viendrait voir!) et connus (même inconsciemment) de tous.
Pour commencer, voici la vidéo d'un air mondialement célèbre. Il s'agit du très célèbre Libiamo de la Traviata de Giuseppe Verdi.

# Posté le samedi 13 juin 2009 09:19

Modifié le samedi 14 novembre 2009 09:48

3. Recette de fabrication d'un opéra

Pour le coup, voici une recette facile à retenir. Et pas besoin de sel et de poivre!
Voilà comment un opéra voit le jour. Attention, ce que vous allez lire est le cas général! Certains compositeurs trouvaient la recette trop fade, alors ils l'ont remaniée. N'est pas Cyril Lignac qui veut!

Tout commence chez le compositeur. Le compositeur est la personne qui écrit la musique de l'opéra. Mais avant d'écrire ladite musique, il lui faut un support. C'est pour ça qu'il a au moins u sujet, un thème d'action. Le père de Mozart disait, à propos de son fils, qu' "il a toujours un opéra en tête.". Un vrai cuisinier, ce Mozart!
Donc, quand le compositeur a son sujet et est motivé, il demande à un librettiste de lui écrire le texte. Le librettiste est la personne qui écrit le livret (= les paroles) de l'opéra. Ces paroles sont très souvent ( et même tout le temps ) en vers, et, comme une pièce de théâtre, découpées en actes. Ainsi certains opéras peuvent avoir 5 actes pour la même histoire, alors que d'autres, plus modestes, se contentent d'un acte.
Il est habituel qu'un compositeur fasse appel au même librettiste pour toutes ses oeuvres. Ainsi, Mozart a beaucoup sollicité Lorenzo da Ponte pour écrire ses opéras.
Quand le compositeur est satisfait du livret, le travail le plus dur commence. Eh oui, le compositeur qui s'était contenté de voir le librettiste casser les oeufs va devoir remuer longtemps la mayonnaise! Il va écrire, seul, la musique de son opéra en fonction des paroles. Pour certains, l'imagination bouillone ( Rossini a mis deux semaines pour composer son Barbier de Séville ), pour d'autres, il faut plus réfléchir ( Beethoven a mis de nombreuses années pour composer son Fidelio ).
Enfin le compositeur recrute les chanteurs, et cherche un théâtre pour représenter son oeuvre.

Et bon appétit bien sûr!
Puisqu'apparemment vous avez encore faim, voici la meilleure recette que j'ai trouvée... ( Attention! La photo ci-dessous représentant Mozart n'est pas ma super recette! Elle est à l'article suivant!)
3. Recette de fabrication d'un opéra

# Posté le dimanche 14 juin 2009 09:12

Modifié le samedi 14 novembre 2009 09:50

4. Une simple histoire de voix

4. Une simple histoire de voix
... mais avant cela, avant la découverte du premier opéra présenté sur ce blog, il faut parler de quelque chose d'essentiel, les voix. C'est très important et intéressant!
Bien sûr, les voix masculines et féminines sont différentes. On donne un nom à chaque type de voix. L'étendue de la voix d'un chanteur s'appelle sa tessiture. Il y a 6 grandes catégories de voix, ou tessitures, 3 par sexe. En voici les noms, accompagnés de noms de chanteurs.

Chez la femme...


La SOPRANO (de l'italien sopra, "dessus") est la voix la plus aiguë des femmes, ainsi que la plus courantes. Pour ne sélectionner que quelques noms, voici Maria Callas, Natalia Dessay et Angela Gheorghiu.
La MEZZO-SOPRANO (de l'italien mezzo, "moitié") est la catégorie médium. La voix n'est ni aiguë ni grave. Cecilia Bartoli et Béatrice Uria-Monzon sont de très célèbres mezzo-sopranos.
La CONTRALTO ( du préfixe négatif contre et de l'italien alto, "haut") est la plus grave des voix féminines. Rare, elle est tout de même représentée par, entre autres, la grande Marie-Nicole Lemieux.

Chez l'homme...


Le TENOR ( de l'italien tenore, "teneur", car le ténor peut tenir des aiguës longtemps) est la plus aiguë des voix d'homme. Il y en a des centaines de connus, mais pour être bref, je citerai Luciano Pavarotti, Plàcido Domingo et Roberto Alagna.
Le BARYTON (du grec barus, "lourd, profond" et ton, le ton de la voix étant plus grave que le ténor) est la voix médium des hommes, la plus répandue aussi. Thomas Hampson, Jean-François Lapointe et José Van Dam sont de célèbres barytons.
La BASSE est, comme son nom l'indique, la plus grave des voix masculine (ainsi que ma préférée!). Assez rares, les basses sont dignement représentées par mon préféré René Pape (sur la photo ci-dessus dans le rôle de Frère Laurent dans le Roméo et Juliette de Charles Gounod, à Orange), mais aussi par Kurt Moll et Ferruccio Furlanetto.


Il y a beaucoup de sous-catégories que je vous présenterai ponctuellement, quand on en rencontrera une dans un opéra. Il faut connaître ces 6 grandes voix. C'est indispensable à l'opéra car vous allez vous rendre compte que chaque tessiture correspond à un type de rôle particulier.
Bon, et maintenant je ne vais pas vous faire attendre plus longtemps, voici le premier opéra...

# Posté le mercredi 17 juin 2009 09:16

Modifié le samedi 14 novembre 2009 09:51

5. Carmen, un opéra de Georges Bizet

..., Carmen. Carmen est un opéra français chanté en français créé à Paris en mars 1875. Le compositeur s'appelle Georges Bizet. Les librettistes (car ils sont deux) de l'opéra sont Henri Meilhac et Ludovic Halévy. Carmen est l'opéra le plus joué, le plus apprécié, et le plus populaire du monde. On ne compte plus le nombres de spectacles et d'enregistrements de cet opéra en 4 actes inspiré de la nouvelle de Prosper Mérimée, Carmen.
L'histoire se passe à Séville, en 1830. Voici les personnages de l'histoire et leur tessiture:

Carmen, une cigarière contrebandière (mezzo-soprano)
Don José, brigadier (ténor)
Micaëla, jeune fiancée de don José (soprano)
Escamillo, toréro de la ville de Grenade (baryton; voir article 13, "Une nouvelle sous-catégorie de voix...")
Frasquita et Mercédès, amies de Carmen (soprano et mezzo-soprano)
Moralès, un brigadier (baryton)
Zuniga, un officier (basse)
Le Dancaïre et le Remendado, amis contrebandiers de Carmen (ténors)

Ce sont les personnages les plus importants. Pour que la liste soit complète, il faut citer une marchande (soprano), et un marchand (baryton). Ces deux personnages ont chacun une phrase dans tout l'opéra (et encore! La phrase de la marchande n'a même pas de verbe!).
Là, pour le coup, la liste des personnages est finie; nous pouvons passer à l'histoire.
Dans le prochain article, il sera question du début de l'acte I.

Mais avant cela, je vais vous parler rapidement de l'ouverture de l'opéra. L'ouverture d'un opéra est un morceau seulement musical (= pas chanté) où, la plupart du temps, il y a un grand air qui est joué. Certaines ouvertures sont devenues très celèbres, comme celle de Carmen, que voici justement (le chef d'orchestre s'appelle James Levine), en vidéo. Vous remarquerez que cette ouverture peut se décomposer en 3 parties: la première, de 00:20 à 01:20, très entrainante, rappelle la fête. Cette mélodie facilement mémorisable s'appelle un thème. C'est une mélodie qui revient plusieurs fois pour dire: "'Ecoutez! C'est moi, le thème de la fête! Quand je suis là, c'est que c'est joyeux!". La deuxième partie, de 01:20 à 02:10, est le thème du Toréador, l'air que tout le monde connaît. Ce thème apparaîtra dans l'opéra quand le toréro, Escamillo, sera là. De 02:10 à 02:26, retour du thème de la fête et de la gaîté. Puis le dernier thème de l'ouverture, un thème sombre, noir, qui ne fait plus rire du tout; c'est le thème de la mort, de 02:28 à 03:52. Un thème de la mort qui conclut l'ouverture de Carmen (vous aurez remarqué que le public semblait vouloir applaudir l'ouverture après le thème du Toréador; il avait oublié le thème de la mort, qui est aujourdh'ui peu connu, mais présent dans les enregistrements, était joué! Vexé de na pas avoir pu applaudir après le thème du Toréador, le public n'a pas applaudi l'ouverture après le thème de la mort).

# Posté le samedi 20 juin 2009 10:11

Modifié le samedi 14 novembre 2009 10:30